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9 février 2012 4 09 /02 /février /2012 09:18

gigahertz.jpgSuite à des ondes interceptées, le système Viker doit être exploré. Tel est la mission du FS2 Viking. Un vaisseau qui, bien que maintenu en service, est obsolète depuis longtemps. Arrivé en vue des planètes, l'équipage se rend compte qu'il se trouve à la veille d'une guerre interplanétaire. Jean-Frédéric Serrano, commandant du FS2 Viking, ne veut pas s'impliquer dans cette lutte. Mais quand l'un des belligérants l'oblige à prendre des décisions contradictoires, il voit rouge. Si la haute autorité le traite de fou furieux, ce n'est pas pour rien.

Et pour quelques gigahertz de plus est le premier roman d'Ophélie Bruneau. Cette jeune femme qui est venue à la littérature par le Donjon de Naheulbeuk commence son odyssée littéraire par un space-opera. L'un des genres où il est difficile de ne pas se tromper parce que beaucoup de choses ont été écrites avant. Ophélie passe le cap avec brio. Oubliez les voyages à travers cent mille millions d'années lumières, les extra terrestres multicolores ou les batailles spatiales. Ici, on fait simple et direct. Le système Viker est menacé d'une guerre puisque la planète mère et sa colonie directe sont en désaccord économique. Motif : une planète gazeuse inhabitable dont le sous-sol est une véritable richesse. Quant aux habitants, ils ressemblent à des rats humanoïdes. Une situation facile à comprendre, mais ce n'est pas avec un résumé qu'on réussit un roman.
Le fait d'être un auteur féminin prédisposait-il Ophélie à avoir un point de vue différent ? Je ne sais pas, mais ses personnages sont frais. Ils n'ont pourtant rien de neuf. Entre un commandant qui "tyrannise" gentiment son équipage, un Sergent-chef qui sert de maman poule aux pilotes débutants, un médecin porté sur la bouteille et un officier dont l'attirance envers l'équipage féminin s'avère aussi redoutable que son humour douteux. Non, rien de neuf, mais la manière dont ils sont traités, les esquisses de caractère nous les rendent sympathiques. On referme le livre avec l'impression d'avoir vu une partie de sa famille. Quant à Shania Artemisia, officier en communication, l'implant cybernétique qu'on lui a "imposé" ne fonctionne pas encore. Un rejet qui fait qu'elle est à 0% de ses nouvelles capacités et à 100% d'absorptions de médicaments divers. Un état dont elle se passerait bien puisque le Commandant la considère comme son officier le plus fiable. On l'aura compris, la situation du Viking, de son équipage et du système Viker n'est pas des meilleurs. Une situation qui ne fera qu'empirer quand l'équipage se verra obliger d'intervenir dans cette guerre.
A contrario d'autres livres où les armes parlent trop, l'auteur montre une approche "diplomatique". Approche qui rappelle la série de bandes dessinées Donjon où l'humour peut être aussi violent que les images. La culture terrienne et extraterrestre ne sont pas épargnées. Un vrai régal !

Sans être le livre de l'année, Et pour quelques gigahertz de plus se lit très bien. Distrayant, il apporte de la fraîcheur dans ce genre qu'est le space-op. Si certaines situations ou certains caractères ne vont pas jusqu'au bout (pour un deuxième tome ?), le plaisir est intact du début à la fin. Un premier livre qui se doit d'être mis en avant.

ET POUR QUELQUES GIGAHERTZ DE PLUS
AUTEUR : OPHELIE BRUNEAU
EDITIONS : AD ASTRA

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Published by Hervé - dans Science-fiction
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