Persécuté par les sept guerrières du clan Hori, Le seigneur Akinari rentre dans son fief. Sur son chemin, les samouraï d'Aizu renforcent la garde. Malgré tous leurs
efforts, de nombreuses embuscades ont lieu. Mais à la forteresse d'Aizu, Ashina Dohaku, le sorcier du clan veille. Il fomente un plan pour que les guerrières viennent à lui. De son côté, Takuan,
le vieux maître bonze, essaie d'endiguer la voie de la violence, tout en prônant la vengeance des femmes du clan Hori.
Situé principalement sur les terres du clan Aizu, ce deuxième tome se démarque par sa violence, et la détermination de chacun des adversaires. Les situations sont inversées elles aussi. Les sept
femmes du clan Hori, de chasseresses, deviennent proies. Kato Akinari et sa garde rapprochée restent sur leurs gardes, crient vengeance pour leurs camarades tombés au combat. Quant à Ashina
Dohaku, il ressemble à l'âme damné du clan Aizu. Machiavélique, usant de tous les artifices en sa possession, il n'hésite pas à sacrifier des pions pour arriver à ses fins.
Récit épique, Yamada Fûtarö, n'a pas son pareil pour nous raconter une histoire. Malgré le changement de situation, le rythme est soutenu. Les personnages, loin des poncifs du genre, évoluent au
fil du récit. L'humour, toujours aussi présent, permet "d'atténuer" la violence de certains actes. L'auteur ne lésine pas sur les surprises pour relancer l'attention du lecteur. Celui-ci n'avait
pas besoin de çà pour tourner les pages.
On espère que les éditions Philippe Picquier continueront de faire paraître les autres récits de Yamada Fûtarô. Ceux-ci sont agréables à lire, palpitant, et permettent d'en savoir plus sur le
Japon féodal.
Les sept guerrières d'Hori
Yamada Fûtarô
Editions Philippe Picquier