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27 mars 2012 2 27 /03 /mars /2012 22:08

salondujeubrest2012.pngDu 23 au 25 mars dernier, le parc des expositions de la Penfeld fêtait les cinq ans du Salon du Jeu. Ce nom ne vous dit rien ? C'est normal, tout a changé. Explications :

Depuis 4 ans, l'évènement qui allait devenir le Salon du Jeu se tenait en fin d'année. Ne voulant pas concurrencer la Paris Games Week (l'un des plus gros salon de jeux vidéos), les organisateurs ont décidé de reporter de quelques mois ce rendez-vous. Pour l'occasion, ils agrandissent le concept et contractent le titre. Il n'est plus question de jeux vidéos, mais de jeu. Qu'il soit de société, de plateau, de rôle, numérique, d'arcade, de console, le jeu est roi. Si la surface est agrandie (8000m2), l'emplacement des stands a totalement changé. Nous avions quitté une édition 2010 où l'ambiance était sombre, laissant penser à l'exiguïté du site. Désormais, l'emplacement est clair, lumineux, structuré. Si les quatre villages sont délimités, les frontières sont délibérément floues et l'on passe de l'un à l'autre sans vraiment s'en rendre compte.

Quatre villages thématiques étaient disséminés : jeux vidéos, culture asiatique, jeux de société, région Bretagne.

salon-jeu-brest-niazoCelui qui a sans conteste retenu l'attention était le village des jeux de société. Entre les stands de Plato (magazine du jeu de société), GTP (un jeu de logique géométrique) Roue Breizh (un jeu de stratégie sur la Bretagne celtique), il y avait de quoi perdre ses cartes. Mais ils n'étaient pas seuls. Des éditeurs comme Asmodée (Jungle Speed, Time's Up) ou Goliath (Time no time) étaient présent ainsi qu'un créateur (fou) : Roberto Fraga ! Quant à Brest, la ville était représentée par Luddik Addict, la Cage aux trolls et la ludothèque Niazo. Les bénévoles vous initiaient avec patience et talent à tous les jeux, pour tous les âges.
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Le village asiatique montrait toute la culture du lointain orient, mais aussi son prolifique merchandising. Vous pouviez acheter des mangas, des sabres, des keyblade, des kimonos, des dvd, des housses de portables... ou manger asiatique. Un atelier calligraphie vous enseignait l'art de la belle écriture ou alors vous pouviez essayer de plier des papiers pour faire des origamis. Ippaï proposait un atelier dessin. Les démonstrations d'art martiaux se sont enchaînés pendant que l'association Bulle Japon soumettait le public aux quizz. Il fallait être attentif pour bien répondre aux questions. Pendant ce temps, des personnes déambulaient déguisées. Déguisées ? Sûrement pas ! Le cosplay permet d'interpréter votre personnage favori (série-télé, manga, jeu vidéo, etc.). L'habit est fait main. Celui qui le porte peut aller jusqu'à poser comme le personnage, parler avec la même intonation, bref, devenir celui qu'il incarne. Deux associations représentaientt le cosplay brestois : Team Ouest Cosplay et L'Assoss' Soja. Si le premier met tous ses efforts dans le cosplay (dont deux magnifiques armures de Starcraft), la deuxième élargit son champ avec notamment la cuisine japonaise. Quant à l'association de Lannion Poupinell et Crêpes Dentelles, ne les traitez pas de cosplayer, ou les aiguilles à coudre pourraient servir à autre chose ! Elles représentent le style gothic lolita en Bretagne. Les robes s'inspirent du style Marie-Antoinette et il existe différents genres (kawai, pink, steampunk...).

Le village dédié aux jeux vidéos mêlait plusieurs générations : Xbox 360, bornes d'arcade, retro-gaming, mais aussi le wee move ou la kinect. Que l'on soit adepte des manettes, des pad ou de bouger devant l'écran, vous ne pouviez pas rater cet espace ludique où petits et grands enfants se rejoignaient pour essayer les jeux. Mais le village était aussi dédié au trophée cyber 2012. C'est un championnat de jeux vidéo pour les jeunes de 12 à 18 ans qui se déroule sur le mois de mars 2012 dans l'ensemble des villes Bretonnes. La grande finale se tient au Salon du Jeu.

Le dernier village est dédié à la Bretagne. Il n'est pas question ici de crêpes ou de fest-noz, mais de NTIC. Les Nouvelles Technologies d'Information et de Communication sont présentes en Bretagne. On peut apprendre la science de manière ludique avec les petits débrouillards, on se renseigne sur la réalité virtuelle avec Artefacto, sur l'enseignement avec l'ESAB. Quant à Jivé création, elle existe depuis 2010 et propose un projet innovant : un service de soutien scolaire via le jeu vidéo ou comment allier l'éducatif et le ludique. Ainsi est né Jivémath et le jeu Les gardiens de l'oubli.

salon-jeu-brest-zombie.JPGD'autres associations étaient présentes. Consacrées à la bande dessinée comme Les Mondes d'Yggdrasill pour présenter son fanzine, ou Brest en bulle qui met en place les derniers préparatifs au deuxième festival de Loperhet en ébullition. Une autre association maquillait qui le désirait en zombie. Art's Not Dead puisque c'est son nom ne fait pas que du maquillage. Ses membres veulent diffuser la culture des genres : horreur, science-fiction et fantastique en proposant des évènements. L'apparition de cette association (mortelle) s'est faite en 2011 avec la marche zombie de Brest. En projet, un bal de l'horreur et des rediffusions de vieux films.
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Pour attirer le public, il ne suffit pas d'aligner des stands ou des bornes d'arcades. Ecrire que le programme scénique était plein relève de l'euphémisme. Entre démos de jeux, concours, concerts et défilés, le choix était large. La vedette de ce salon n'était autre que Bernard Minet. Chanteur et batteur du groupe Les Musclés, il s'est aussi fait connaître comme étant l'interprète de nombreux génériques passant dans le Club Dorothée. Toutes les générations étaient présentes pour entendre Bernard Minet. S'il y a eu quelques problèmes techniques, le chanteur a continué son show pour les grands et les petits.


Une partie de l'équipe des Noob était présente sur le salon. Avec bonne humeur, ils ont répondu aux questions du public. Ils font partie d'une équipe de cinéastes amateurs qui ont 10, voire 15 ans  d'expériences. Tout a commencé avec Bitoman. A cette époque, la   diffusion se faisait par cassette VHS ! Ils expérimentaient les projets, mais ils le faisaient salon-jeu-brest-noobjusqu'au bout. Un beau jour, la chaîne No-Life leur a ouvert les bras... Ca a été le tremplin ! Depuis, la série de Fabien Fournier a été décliné en roman, bande dessinée, jeux vidéos. Malgré l'expérience, ils ne se voient pas comme des professionnels, mais dans un état hybride de semi-professionnel. Ils ne sont pas comédiens, donc Fabien accentue les traits de caractère... Comme leurs personnages, la plupart sont toujours motivés par le jeu MMORPG (jeu massivement multijoueur) tel que World of Warcraft ou Star Wars Old Republic. Evidemment, une partie du public demande des informations sur la série. La saison 5 aura 3 grands épisodes et ne sera diffusée que lorsqu'elle sera finie. Un spin-off est en préparation, il parlera des personnages non joueurs de Neogicia. Il est aussi question des jeux, mais il est trop tôt pour en parler réellement.
salon-jeu-brest-gothic3Les défilés ont eu beaucoup de succès. Le cosplay a toujours plus d'adeptes, des costumes sophistiqués, réalisés à la main. Quant aux gothic lolitas, outre un défilé qui faisait connaître les différentes tenues existantes, elles ont permis de découvrir une créatrice qui, on n'en doute pas fera parler d'elle.salon-jeu-brest-cosplay
Malgré le soleil présent, le Salon du Jeu a su remplir son objectif : faire connaître les jeux, leurs adeptes et les nouvelles technologies.

 

Toutes les photos sont (c) Temps de livres sauf celle de Bernard Minet qui est (c) Llael

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Published by Hervé - dans Evènements
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