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27 septembre 2013 5 27 /09 /septembre /2013 11:01

universal-war-one-t3---cain-et-abel-.jpgVenant de faire exploser la station orbitale qui créait le wormhole, les survivants de l'escadrille Purgatory se retrouvent à l'intérieur de ce mur, près de la dite station. Comment est-ce possible ? Kalish comprend vite qu'ils ont fait un saut dans le temps.

Troisième tome d'Universal War One, Caïn et Abel est le plus complexe au niveau du scénario. Denis Bajram joue avec les théories de l'espace-temps comme un chat avec une balle. Il ne la laisse pas s'échapper, il regarde toutes les possibilités et au dernier moment, il frappe. Cette dernière phrase pourrait résumer ce dernier tome.  Heureusement, Universal War One n'est pas qu'un essai scientifique, mais un récit.
Délaissant la guerre universelle, les militaires et les scientifiques, Denis Bajram se concentre sur le voyage temporel et le paradoxe du grand-père. On connaît l'énoncé : Un être humain retourne dans le passé et tue son grand-père avant même que ce dernier ait eu des enfants. A partir de ce postulat, l'auteur énonce trois théories, dont une seule s'avèrera la bonne. Pour étayer son histoire, Balti (mort au premier épisode) refait surface, puisqu'on est retourné dans le passé. Charge à l'équipe de lui expliquer/ d'empêcher sa mort. Est-ce trop simple pour le lecteur ? Denis Bajram rajoute une couche où les évènements des derniers tomes sont racontés d'un autre point de vue (ou plutôt d'un autre point temporel). Mathématicien dans l'âme, Denis Bajram écrit son histoire sans faille. Les couches du récit se superposent, s'entrecroisent, permettant à Kalish d'énoncer ses théories. Quant à la bible de Canaan, "Caïn et Abel" est terrible dans son accomplissement. Je disais plus haut que Bajram était logique. Il amène cette logique jusqu'à l'extrême. Il n'y aura aucune concession. Mais c'est ce jusqu'au boutiste qui fait de ce récit intimiste (les protagonistes sont dans la station orbitale), un récit poignant.
Côté graphique, on oublie le froid de l'espace, les grandes vues cinématographiques. On se recentre sur les personnages, le décor environnant. Comme le dit Mario : " Ca me déprime de rester ici !". Avec ses couleurs fades, cette station "oubliée" des hommes, le manque d'action, tout est déprimant. Un ressenti qui fait que le dernier chapitre est poignant.

Si les deux premiers tomes n'étaient pas la bonne humeur assurée, le troisième montre l'humanité sous son jour le plus funeste. L'homme est un loup pour l'homme n'a jamais été aussi vrai et seul le temps est plus fort que çà. Un récit intimiste qui se finit par un coup de poing magistral.

UNIVERSAL WAR ONE T3 : CAÏN ET ABEL
AUTEUR : DENIS BAJRAM
EDITIONS : SOLEIL

 


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Published by Hervé - dans Bande dessinée
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