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8 novembre 2013 5 08 /11 /novembre /2013 09:23

utopiales-003.jpgMalgré les années, Raymond Poïvet ne semble pas être connu du grand public. Jean-Pierre Dionnet le considère pourtant comme le point entre la bande dessinée d’avant-guerre (Saint-Ogan, Calvo) et celle d’après-guerre. Il est l’accompagnateur et le novateur. Emprunt de paradoxes, cet auteur recevait dans son atelier de la rue des pyramides. Il était toujours généreux, il avait son franc-parler. Pour lui, la bande dessinée était morte, même s’il s’intéressait aux plus jeunes.utopiales 002
Alors qu’on parle souvent de ligne claire dans la bande dessinée, Raymond Poïvet n’a pas été guidé par elle. Il a suivi la peinture italienne. Son trait est sensible, vibrant. D’ailleurs, sa science-fiction (Les Pionniers de L’Espérance) est à la fois sensible et rigoureuse. « C’est un dessin d’enfant revu par un adulte », préciseront les intervenants. Outre sa série phare on repassera par son album sur La Flute Enchantée d’après Mozart. Pour rendre la musicalité, il va jouer sur les lumières et la couleur. Les amateurs peuvent encore trouver les albums fait pour Larousse. Sa rigueur documentaire est telle, qu’il ne manque pas un bouton de chemise ! Pour Le Jardin utopiales 001Fantastique, Raymond Poïvet a acheté un cystoscope (instrument médical permettant l’examen de la vessie). Il fallait que « la texture de l’image tienne à son échelle ». Tous ces exemples, ces anecdotes données par les intervenants montrent l’œuvre d’un artiste ne manquant pas d’inventivité. Dans les années 70, Al Williamson et Alex Toth réclamaient à Jean-Pierre Dionnet des planches de Paul Gillon et Raymond Poïvet. C’est dire l’importance des européens sur ces deux artistes américains.
Un hommage percutant et émouvant, mis en avant par la superbe exposition des Utopiales.

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Published by Hervé - dans Bande dessinée
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