Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
31 octobre 2013 4 31 /10 /octobre /2013 06:03

city-hall-3-ankama.jpgNos héros doivent rejoindre l'exposition universelle où Black Fowl a déversé une pluie de papier. Voyant cette "manne" tomber du ciel, les spectateurs sont prêts à s'entretuer. Si la brigade du Nostromo est là, il faut compter sur d'autres chasseurs. Pour couronner le tout, les complices de Black Fowl sont toujours sur le pied de guerre...

Ce troisième tome censé nous donner les clefs de City Hall, n'est qu'un long soufflé mal préparé. Le scénario enchaîne combats et "surprises", voulant maintenir la pression sur le lecteur. Comme dans tout shonen (ou tout jeu vidéo), les ennemis sont de plus en plus gros, avant le boss final. Ici, le boss est connu, mais ses sbires n'en sont que plus dangereux. Si toutes les créations sont intéressantes (Frankestein, Cthulhu), si les rappels historiques et littéraires foisonnent, cet enchaînement d'action rompt avec les deux tomes précédents. Ce final n'est qu'un combat sur plusieurs pages avant que la révélation finale n'élève le niveau. Celle-ci est bien trouvée et montre que Remi Guérin connaît la littérature au-delà des noms célèbres qui parcourent City Hall.
Le dessin de Guillaume Lapeyre est toujours aussi efficace. Malheureusement, certaines scènes de combat sont si chargées qu'elles deviennent presque illisibles.
Des défauts qui "entachent" City Hall, véritable révélation dans le paysage franco-belge, mais on ne doute pas que les auteurs sauront apprendre de leurs erreurs.

TITRE : CITY HALL T3
AUTEUR : REMI GUERIN
DESSINATEUR : GUILLAUME LAPEYRE
EDITIONS : ANKAMA

 

Lire le tome 1, le tome 2

Repost 0
Published by Hervé - dans Manga
commenter cet article
24 juillet 2013 3 24 /07 /juillet /2013 16:02

radiant.jpgPartout dans le monde, des némésis tombent. Ces créatures détruisent tout sur leur passage. Les seuls capables de les chasser sont les infectés : des êtres doués de pouvoirs, mais dotés de particularités (physiques, morales, etc). Sous le nom de sorciers, les infectés protègent la planète. Seth est un apprenti sorcier, particulièrement maladroit qui rêve de détruire tout ce qui ressemble à un némésis.

Avec Radiant, Ankama continue sa poussée dans le manga de création française. Autant City Hall était une variation de notre ligne temporelle, autant Radiant assume son côté "je-suis-un-auteur-français-et-je-veux-créer-un-manga". Avec une visible jubilation, Tony Valente nous emmène dans cette "histoire qui met en scène des sorciers dans un univers de fantasy". Tous les codes narratifs sont présents : bagarres, dépassement de soi, initiation, découverte du monde, etc. Ce qui va différencier Radiant de Dragon Ball ou Naruto, c'est son ton. Tour à tour humoristique et tragique, il prend à contre-pied les lecteurs et permet quelques jolies surprises !
Seth, personnage principal, a tout du héros (pas très intelligent), avec un (grand) pouvoir, qui va courir le monde. Sa naïveté-maladresse-bêtise (rayer les mentions inutiles) vis-à-vis de sa mission déborde d'enthousiasme. Ces quelques pages avec lui permettent d'entrevoir un grand potentiel (de destruction) pour son avenir. Les personnages secondaires sont aussi bien traités : d'Alma, qui hésite entre le rôle de maître et de maman au Bravery Quartet, qui essaye d'escroquer les villageois, ils seront tous là pour nous faire rire.

On reproche aux premiers tomes de ne pas avancer. C'est tout le contraire avec Radiant ! Présentation de l'univers et des personnages ainsi que leur évolution, ce premier tome est riche. Une jolie pépite pour Ankama. On espère que Tony Valente gardera ce feu sacré !

RADIANT T1
AUTEUR : TONY VALENTE
EDITIONS : ANKAMA

 


CITRIQ

Repost 0
Published by Hervé - dans Manga
commenter cet article
9 juillet 2013 2 09 /07 /juillet /2013 10:00

fleur-du-passe-1.jpgHazuki, jeune employé, aime en secret sa patronne, Rokka. S'il a du mal à se déclarer, ça devient compliqué quand le fantôme du défunt mari de Rokka prend contact avec lui.

Les fleurs du passé, c'est une histoire d'amour à trois, avec un fantôme en plus. Sous des airs romantiques, nous assistons en fait à une comédie fantastique. Le comportement des personnages y est pour beaucoup.
Hazuki est dessiné de façon à ce qu'il paraisse mou, indécis. Cette impression est renforcée par ses expressions : il ne sourit jamais. Rokka, avec ses grands yeux, est la jeune femme romantique. Elle vit dans le passé et ne pense qu'à son défunt mari. Mari qui hante sa vie. Shimao était un fleuriste de talent, mais la maladie l'a emporté. Depuis, il "veille" sur sa femme, jusqu'au jour où Hazuki débarque. Entre le vivant et le fantôme, c'est une "guerre" qui se déclare.
Tout au long de la lecture, la psychologie des personnages se dessine, évolue. Elle se met en opposition avec le dessin et forme ainsi un joli patchwork de caractères.

Avec son année d'existence, Komikku continue de d'éditer des mangas qui sortent du lot. Les fleurs du passé permet de passer un sympathique moment de lecture. Si ce premier tome finit en suspens, il peut très bien se lire tout seul. A emporter avec soi, à offrir aux âmes en peine ou aux amoureux.

LES FLEURS DU PASSE T1
AUTEUR : HARUKA KAWACHI
EDITIONS : KOMIKKU

Repost 0
Published by Hervé - dans Manga
commenter cet article
18 mars 2013 1 18 /03 /mars /2013 15:45

chihayafuruArata est un jeune garçon, élève de sixième, qui vient d'arriver à Tokyo. A l'école, les élèves le mettent à part jusqu'au jour où Chihaya prend sa défense. Les deux enfants sympathisent et Arata propose de jouer au karuta. Pour la jeune fille, ce n'est qu'un jeu, mais elle va vite découvrir qu'Arata est un expert. Une découverte qui va changer sa vie...

Les japonais sont très forts pour passionner les foules sur une pratique ou un loisir méconnu. Ici, le karuta. Un petit rappel de ce jeu ne sera pas de trop :
Deux joueurs se faisant face mélangent les cent cartes du "Hyakunin Isshu" (compilation de cent poèmes classiques japonais) face cachée. Ils prennent 25 cartes chacun et les disposent de leur côté, sur trois rangées. Chaque carte contient la deuxième partie d'un poème, la première partie sera lue. Le premier joueur qui reconnaît, à la lecture, un poème, doit attraper et jeter la carte correspondante.
L'histoire présente se concentre sur un trio pour le moins hétéroclite : une jeune fille qui ne retient que quelques poèmes, un garçon qui ne cherche qu'à être le meilleur partout et un autre qui est un expert au karuta. Malgré leurs différences, ils vont unir leurs forces pour gagner les tournois. A la différence de la production actuelle, nos trois héros sont en sixième. Pas d'héroïne dénudée, pas de poitrine avantageuse ou de vêtements ajustés, mais des futurs adolescents, dont la puberté n'a pas pris connaissance.
Alors qu'Hikaru No Go nous fascinait avec sa thématique fantastique/ludique, Chihayafuru ne s'intéresse qu'au côté ludique (quoique...). D'étonnant, le livre se révèlera passionnant ! Les personnages sont bien caractérisés (celui du docteur est génial). Evidemment, on s'attardera sur celui de Chihaya, la (future) joueuse de karuta. Quant aux matchs, ils sont surprenants. Le lecteur lira avec impatience la première partie des poèmes pour voir qui va réagir (et comment). Si les premières images montrent un trait doux, gentil, il change complètement quand il est question du jeu. Cadre, mouvement, surimpression... toutes les techniques graphiques qui peuvent donner une idée de vitesse et de suspense sont utilisées.

Ce mélange shonen/shojo (respectivement manga pour garçon, manga pour fille) est une réussite. Un premier tome qui détonne. Actuellement en 20 volumes, les douze premiers tomes se sont vendus à quatre millions d'exemplaires. On souhaite que Pika réussisse le pari de nous faire découvrir ce nouveau jeu.

CHIHAYAFURU T1
AUTEUR : YUKI SUETSUGU
EDITIONS : PIKA

 

En partenariat avec Dialogues Croisés


CITRIQ

Repost 0
Published by Hervé - dans Manga
commenter cet article
9 mars 2013 6 09 /03 /mars /2013 14:35

thermae-romae-t1.jpgSous le règne d'Hadrien (année 128 de notre ère), Lucius Modestus est un architecte qu'on dit dépassé. Alors qu'il est aux thermes, un courant l'entraîne loin du bord. Retournant à la surface, il n'est plus à Rome, mais au Japon, dans un bain, au XXIème siècle...

Voilà une série qui dénote parmi la production de mangas. L'art et la conception des bains japonais appliqués dans la rome antique. Une idée originale menée tambour battant par son auteure Mari Yamazaki. Celle-ci est partie étudier pendant dix ans en Italie, y rencontre son actuel mari. On peut déjà comprendre pourquoi Rome est aussi bien reconstituée. D'autre part, l'auteure souligne que la pratique des bains de l'époque de Lucius semble proche de celle de ses parents. Rien d'étonnant à ce qu'elle fasse une série sur cette pratique.
Ca aurait pu être didactique, pesant, mais il n'en est rien. Les aventures de Lucius se retrouvant au Japon sont trépidantes et humoristiques. Tout au long des 5 tomes (la série en comptera 6), la confrontation entre les japonais et ce romain n'est pas banale. Les asiatiques voient un européen fou, alors que Lucius voit des visages plats se comporter comme des sauvages (il est citoyen romain, ne l'oublions pas). L'originalité de la série ne s'arrête pas là. Spécialisé dans les thermes, Lucius va adapter les techniques japonaises à celles de son époque, malgré les centaines d'années qui les séparent. Au fur et à mesure de son succès, il s'attire les foudres de nombreux opposants dans sa Rome natale. Oui, la politique est aussi de mise dans cette série !
Côté graphique, tout est traité en réalisme, avec beaucoup de détails. On notera que l'éditeur a pris la peine de transcrire toutes les inscriptions japonaises. Les phylactères latins traduits sont lisibles facilement aussi. Plusieurs encarts nous expliquent la particularité des bains aussi bien japonais que romain. Didactique sans être pesant, cet ensemble permet d'en savoir plus sur cette pratique.

Récompensée de nombreuses fois, Thermae Romae de démérite pas. On suit avec beaucoup de bonheur les aventures de ce romain aspiré au Japon actuel. Réaliste et léger, on ne s'ennuie pas un seul instant et on apprend en même temps. Une fascinante découverte.

THERMAE ROMAE T1
AUTEUR : MARI YAMAZAKI
LABEL : SAKKA
EDITIONS : CASTERMAN


CITRIQ

Repost 0
Published by Hervé - dans Manga
commenter cet article
20 février 2013 3 20 /02 /février /2013 16:34

Expo-Guibert-landerneauA l'occasion de l'exposition "Japonais" d'Emmanuel Guibert à Landerneau, une série d'évènements se déroulent dans l'enceinte de la médiathèque Per-Jakez Hélias. La semaine dernière, c'était mon tour. Pour la deuxième fois, j'animais "Génération Albator". De 1972 à 1988, comment quelques 80 séries japonaises ont suscité l'engouement ou la méfiance. La presse s'est fait écho de cette rencontre. Pour une fois, elle fut bien présentée. Merci à Marion Ablain qui a pris le temps de m'interviewer. Merci à la Médiathèque et sa sympathique équipe d'avoir rendu possible cette animation.

L'annonce de Ouest-France

L'annonce du Progrès

Le compte-rendu de la Médiathèque

Repost 0
Published by Hervé - dans Manga
commenter cet article
15 février 2013 5 15 /02 /février /2013 13:12

pieds-bandes.jpgChunxiu est une jeune chinoise du début du XXème siècle. Alors que ses pieds bandés font d'elle la plus jolie femme de la région, des évènements historiques vont bouleverser son quotidien. La République de Sun Yat-Sen est en marche, le "privilège" des pieds bandés est aboli, tout comme le bandage des seins et les mariages arrangés...

Li Kunwu, déjà auteur d'Une vie chinoise, raconte la coutume des pieds bandés. A travers les yeux de Chunxiu, nous suivons l'évolution de cette pratique au cours des dernières révolutions chinoises (Dynastie Quing, République puis République démocratique). Révolutions culturelles et sociales puisque de normale, cette tradition ancestrale des pieds bandés devient barbare, voire aristocratique et donc, opposée à la classe ouvrière.  Si l'histoire de Chunxiu est dramatique, elle en devient tragique quand on apprend qu'elle fut la nounou de Li Kunwu. En une centaine de pages, l'auteur démonte le poids des traditions, la bêtise de l'homme dans les révolutions et cette héroïne qu'est Chunxiu. Marquée à vie, dès son enfance, par le bandage, pour être ensuite humiliée et montrée du doigt, elle continuera de vivre. A contrario des héros de roman, elle ne relèvera pas la tête, elle restera à l'ombre des changements. Pendant sept ans, elle va être la nounou de Li Kunwu et de sa soeur. Sept années qui vont marquer le futur auteur. Elevé dans le respect des traditions révolutionnaires (son père est cadre sous Mao), sa nounou lui inculquera d'autres valeurs.
Si le scénario est détaillé a souhait, si on suit Chunxiu sur plus de 60 ans, j'ai un peu plus de mal avec le dessin. Certaines pages sont magnifiques de détails alors que d'autres manquent de rigueur. Ca n'empêchera pas le lecteur de s'enthousiasmer sur le quotidien des chinois en période féodale et le changement qui s'opéra avec Mao.

Les pieds bandés est un formidable cours d'histoire. Critique ouverte des révolutions successives de la Chine, c'est aussi la tragique biographie d'une femme qui vivait en ces temps-là. Une histoire qui vous serrera le coeur.

LES PIEDS BANDES
AUTEUR : LIKUNWU
COLLECTION : MADE IN
EDITIONS : KANA

 

En partenariat avec Dialogues Croisés

Repost 0
Published by Hervé - dans Manga
commenter cet article
1 octobre 2012 1 01 /10 /octobre /2012 18:09

city-hall-T2.jpgAlors que les attentats sont divulgués au grand public, chaque partie gagne un membre de plus. Comme le dit Jules Verne : "C'est un nouveau souffle !". D'un côté, la création n'est pas que de papier, de l'autre, la magie n'est qu'illusion. Champions dans leur domaine, les nouveaux venus font pencher la balance. Chacun à une raison particulière de rejoindre, l'un Black Fowl, l'autre Jules Verne. Et Londres est l'arène de ce "jeu".

Si le premier tome ne laissait pas le temps de souffler, ce deuxième se veut plus posé. Maintenant que l'univers est dévoilé, Remi Guérin s'y attarde et nous permet de faire plus ample connaissance avec les protagonistes. Chaque personnage se verra confronté à une "épreuve". Si le premier rôle revient au jeune Jules (sa conduite, l'enquête), les autres personnages ne sont pas oubliés. L'auteur pointe aussi des références : personnages, dialogues, qu'elles soient issues de la culture générale ou populaire, menant le lecteur par le bout du nez, tout en déroulant son histoire.
Le dessin et le découpage sont à la hauteur de ce deuxième tome. Ce n'est pas parce que le scénario est plus posé qu'il faut que le dessinateur suive, bien au contraire. Le découpage dynamique permettra une lisibilité proche de l'animation, tout en soulignant les passages importants : gros plans, ralentis, toutes les techniques de cinéma sont utilisées pour que lecteur dévore ce livre... Et ça marche ! La technique n'empêche pas le talent. Guillaume en dévoilait une partie dans le premier tome, il explose dans celui-ci. Un univers uchronique où le papier est radié, où tout est numérique, façon 1900. Moyen de transport, vêtement, architecture, imaginez la beauté de la belle-époque, mélangé avec le style épuré du numérique. Rémi Guérin l'a inventé, Guillaume Lapière l'a dessiné !

Un deuxième tome aussi bon que le précédent. Le ralentissement des intrigues permet un approfondissement des caractères, surmonté de quelques surprises. Quant au décor, il est fabuleux. A peine fini, le lecteur s'écrie : « A quand le tome 3 ? »

CITY HALL T2
AUTEUR : REMI GUERIN
DESSINATEUR : GUILLAUME LAPIERE
EDITION : ANKAMA

 

Lire la chronique du tome 1

Repost 0
Published by Hervé - dans Manga
commenter cet article
15 juin 2012 5 15 /06 /juin /2012 10:10

City-hall-ankama.jpgLondres 1902. Des monstres apparaissent détruisant tout sur leur passage. La police s'aperçoit que ces créatures sont des papercut, des créations faites à partir de papier. Papier qui n'existe plus depuis 200 ans. Les forces de l'ordre font appel à Jules verne et Arthur Conan Doyle pour s'opposer au créateur des papercut.

Dans un passé qui ressemble à notre présent, le papier est une arme dont les seules limites sont l'imagination et le style d'écriture. Voilà l'idée originale de Rémi Guérin et Guillaume Lapeyre. Les deux auteurs n'en sont pas à leur coup d'essai, ils ont plusieurs albums à leur actif. Dans cet univers, les auteurs ont mélangé plusieurs éléments : le steampunk, la technologie actuelle et des personnalités célèbres. Explication :
Puisque le papier, trop dangereux à utiliser, n'existe plus, il a fallu combler ce manque de communication. Ordinateurs, écrans tactiles, téléphones portables sont communs, mais comme nous sommes à la fin de l'ère victorienne, le design et la technologie diffèrent. Si les écrans plats existent, le clavier est celui d'une machine à écrire, la voiture est à vapeur, les avions ressemblent à ceux de la seconde guerre mondiale. Quant à l'architecture, elle s'inspire de l'art-déco. Les auteurs n'ayant pas hésité à mélanger les époques, ils ont fait pareil pour les personnages de l'histoire. Si Jules Verne et Arthur Conan Doyle ont pu se connaître ils n'étaient pas aussi jeunes. Le futur écrivain de Sherlock Holmes possède le même don de déduction que son personnage, mais ici il est l'élève de l'inventeur et écrivain numérique Jules Verne. D'autres personnalités vont apparaître tels que Malcom X, Amelia Earhart, Al Capone... Il y a même un certain Oliver Stone. Les références abondent : histoire américaine, série télévisée, cinéma, le lecteur attentif trouvera plaisir à trouver tous les clins d'oeil disséminés dans cet ouvrage.
Côté graphique, on pourrait regretter l'accumulation d'action et de détails pour des cases de manga. A contrario ces détails permettent d'admirer le trait de Guillaume Lapeyre. Il construit un Londres parfaitement crédible tout en ajoutant ici et là des éléments steampunk, art déco ou contemporains. Ses personnages, attachants, vont sûrement être repris dans les conventions de cosplay. Quant aux papercut, elles sont terrifiantes : être sans âme pour Black Fowl et machine mécanique pour Jules Verne.

Avec un tel potentiel, les 42 pages d'une bande dessinée classique n'étaient pas suffisante. Les auteurs ont fait le pari de le faire en manga. Pari tenu, réussi et édité par Ankama, les 192 pages de City Hall vous tiennent en haleine. Prévu en trois tomes, voilà un manga 100% français. Une excellente surprise !

CITY HALL T1
AUTEUR : REMI GUERIN
DESSINATEUR : GUILLAUME LAPEYRE
COLLECTION : KURI
EDITIONS : ANKAMA

Repost 0
Published by Hervé - dans Manga
commenter cet article
8 septembre 2011 4 08 /09 /septembre /2011 11:08

gto-shonan.jpgObligé de se cacher après des révélations à la télévision, Onizuka revient à Shonan. Après avoir échappé de peu à une accusation (fausse) de pelotage, grâce à une jeune femme, il apprend que celle-ci est une éducatrice. N'écoutant que son bon coeur ( et l'éventualité de perdre son pucelage) Onizuka décide de l'aider à remettre sur le droit chemin des délinquants juvéniles.

Pour les néophytes qui ne connaîtraient pas la série, GTO (et son auteur) s'attaque au système éducatif. Malgré son côté rebelle et violent, le manga dénonce le peu d'investissement des professeurs, le système mis en place. Après le collège, il semblerait que Fujisawa s'attaque aux aux centres d'accueil pour jeunes délinquants. C'est là toute la richesse de cette série.
8 ans après sa dernière aventure, le professeur Onizuka revient. Que va donc inventer Toru Fujisawa pour remettre notre voyou préféré sur le devant de la scène? Deux idées émergent : Renvoyer Onizuka à Shonan ; continuation des cours d'éducation civique (musclés). Avec cette base, l'auteur aurait pu faire un simple décalque de la série. Heureusement il n'en est rien. Dès le début il enlève l'idée du Onibaku Combi (duo de Ryuji/Eikichi) qui revient. Onizuka sera considéré comme un professeur et de ce fait, mal vu, dans un premier temps. Dans ce premier tome, Onizuka (et le lecteur) n'aura pas le temps de souffler. Les enchaînements de situation sont rapides. A peine s'est-il débarrassé d'un problème qu'un autre surgit.
Young GTO, GTO, Bad company ont permis d'exercer la main de Toru Fujisawa. Le trait est clair, précis. A part Onizuka, les personnages sont distinct les uns des autres, tant au niveau caractère qu'au trait graphique. L'auteur se permet quelques facéties sur la composition des cases.

Ce premier tome est un véritable plaisir. Aussi bien dédié aux initiés qu'aux nouveaux lecteurs, GTO Shonan days montre que de talent de Toru Fujisawa (et des assistants) est intact. Entre nostalgie et découverte d'un nouvel univers, le lecteur sera comblé !

GTO SHONAN DAYS T1
AUTEUR : TORU FUJISAWA
EDITIONS : PIKA

Repost 0
Published by Hervé - dans Manga
commenter cet article